lundi 28 mars 2011

Guild wars 2



Je cours, je m’essouffle dans cette prairie d’herbes bleues. Mes poings serrés se balancent de chaque côté de mon corps, ma peau est d’une étrange couleur violette. Je tourne la tête et m’aperçois qu’une gigantesque foule d’elfes mauves court à mes côtés, tous munis d’armes aussi étranges les unes que les autres. Leurs armures légères étincellent sous les rayons du soleil. Etonnée, je les observe, quand tout à coup un mugissement fait vibrer mes tympans. Droit devant moi, un gigantesque troll déboule et écrase les orcs qui foncent derrière lui, dans ma direction. Ces crocs énormes transpercent la poitrine de mes semblables, et le choc des deux armées éclate. Un orc me frappe avec une masse, mais rapide comme l’éclair, je l’évite et lui donne le coup de grâce avec une hache. Puis d’un coup, un froid glacial m’envahit, la neige et la glace remplacent les herbes bleues. A la place de l’orc tranché, un loup-garou mort est étalé dans la neige écarlate. Ma peau est redevenue beige, mais des sabots remplacent mes pieds, un warg plonge sur moi et me mord le bras, je cris de douleur mais de l’eau envahit ma bouche. Je regarde autour de moi et remarque effrayée que la moitié de mon corps à été substituée par une queue de poisson, mon bras me fait toujours souffrir dans l’eau salée qui m’entoure, affolée je crie : Arrêtez ! Avant de me rendre compte que j’étais devant mon ordinateur, entrain de jouer à guild wars 2.

samedi 26 mars 2011

Les gens.

On s'est assis sur un banc, un petit banc d'un abribus. Et là, en attendant, sans rien attendre en particulier, juste en attendant que le temps passe, on a regardé les gens. Ceux qui passent, avec un but ou non, il y en a beaucoup dans la rue, qui passent devant l'abribus. C'est fou tout ce qu'on peut comprendre, apprendre et deviner, en observant les gens. Chacun son style vestimentaire, chacun sa démarche. On essaie de deviner, juste pour s'amuser, ce que pensent les gens. Où ils vont et pourquoi. Ça demande un peu d'imagination, on cherche les détails. Il y a cette femme d'affaire pressée, avec une tache sur sa jupe. Est-ce qu'elle a renversé son café ce matin en découvrant la Une de son magazine people préféré ? Il y a cette petite fille qui suit son père d'un pas traînant, son cartable à la main. Est-ce qu'elle a peur des remarques de ses camarades d'école quand ils verront ses nouvelles chaussures roses qu'elle n'aime pas mais que sa mère l'a forcée à acheter ? Il y a aussi ce grand homme aux cheveux longs et très musclé, avec son chien à l'air affamé, qui fait peur à tout le monde. Est-ce que petit on lui a trop repproché de jouer à la poupée et il en a été traumatisé ? On aimerait savoir, connaître la suite de la conversation téléphonique qu'on a surprise entre cette fille et sa meilleure amie. On voudrait retenir tous ces gens, les espionner et les interroger. Mais les gens passent et s'en vont.

vendredi 25 mars 2011

Carnaval


Dans la ville immergée, une fête qui se perpétue depuis des siècles, évoluant au fil du temps, une fête mystérieuse et haute en couleurs; attire tous les ans , de nombreux étrangers innocents. Les gondoles fleuries les accueillent et les ensorcèlent sur le mouvement et le clapotis de l'eau. Elles vous conduisent vers une grande place ou tout le monde est rassemblé. Des créatures inconnues vous tendent la main et sans un mot vous emmènent dans la danse.Recouvertes d'habbits bouffants et harmonieux, de la couleur chaude des flammes, au profond vert des abysses, elles vous regardent dans deux ouvertures en forme d'amande noire, ou l'on distingue des yeux mystérieux. Les feux d'artifices luminescents éclatent au dessus de la foule, pendant que les hommes masqués vous font valser dans cette atmosphère de fête. Etrangement, ces visages sans émotions, ses lèvres mouettes vous emplient de joie.